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Langue
Anglais
Résumé
Dans cette histoire dont le scénario a été écrit par Al Feldstein (dessinateur, scénariste, resté dans l’histoire de la bande dessinée américaine comme le rédacteur en chef de Mad Magazine après le départ d’Harvey Kurtzman), on découvre que parcourir le cosmos peut vous transformer en assassin. C’est ce qui arrive à Guernsey, l’un des deux pilotes d’une fusée immobilisée en plein  cosmos par des avaries. Nous voyons comment il se débarrasse de son compagnon de voyage en l’abandonnant dans l’espace. Joe Orlando, dont le style rappelle irrésistiblement celui de Jack Davis, rend efficacement une situation oppressante en accentuant par un noir et blanc contrasté les informations données à la deuxième personne du singulier dans l’abondant texte courant qui surplombe chaque vignette. Ça finira mal pour Guernsey. Cette grinçante histoire a paru en 1953 dans Weird Science l’un des deux titres de science-fiction que l’éditeur EC publiait, à côté des titres d’horreur qui faisaient l’essentiel des ventes et de sa réputation à l’époque. Comme souvent, le scénariste Al Feldstein s’est fortement inspiré de la trame d’un roman existant (en l’occurrence U-Turn de Duncan Munro) pour bâtir son scénario. On sait que ces «emprunts» étaient courants et que le grand écrivain Ray Bradbury, s’étant aperçu qu’on le pillait sans vergogne, pris contact avec EC et, sous la contrainte, trouva avec eux un accord équitable pour lui. Quant au dessinateur Joe Orlando, il est considéré comme l’un des grands noms des années 1950 aux Etats-Unis. Sa carrière s’est étendue sur quatre décennies. Il naît en Italie en 1927 mais émigre aux USA avec sa famille deux ans plus tard. Passionné par le dessin, il suit des cours dans une école spécialisée en dessin et design. Il fait ses premiers pas dans le monde de la bande dessinée au début des années 1950. Il est l’assistant de Wallace Wood, puis devient l’un des dessinateurs-vedettes de l’éditeur EC Comics, pour lequel il illustre de nombreuses histoires. Il collabore ensuite avec Classics Illustrated, le magazine Creepy (pour lequel il fournit également des scénarios) et, à partir de 1968, intègre DC Comics, dont il finit vice-président. Comme Will Eisner, il a enseigné dans les années 1980 à la School of Visual Arts. À l’instar de son ancien mentor Wallace Wood, de Johnny Craig ou de Reed Crandall, il est considéré comme l’un des plus grands dessinateurs de comic books de l’après-guerre. Les fans des Watchmen se souviennent qu’une bande d’Orlando intervient dans la trame du récit et qu’il est présenté au lecteur par un texte très élogieux de Moore. À la demande de Moore et Gibbons, Joe Orlando avait spécialement dessiné une page de cette histoire fictive.
Type d'œuvre
Planche
Droits
droits réservés
Source
musée de la bande dessinée - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
Cote
90.15.8
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