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Lieu de publication
Paris
Langue
Français
Résumé

Giff-Wiff (1962 – 1967)

En mars 1962 est fondé le Club des bandes dessinées (C.B.D.). Présidée par Francis Lacassin, cette association est l’une des premières du genre en France. Elle naît de l’intérêt nostalgique pour les bandes dessinées, notamment américaines, des années 30 et 40 que partagent plusieurs membres. Des gens connus ou en passe de le devenir en feront partie : Alain Resnais, Chris Marker, Pierre Couperie, Jean-Claude Romer, Jean-Claude Forest, Jacques Lob, Numa Sadoul, Alexandro Jodorowsky…

En juillet de la même année paraît Giff-Wiff, premier bulletin du club. Il ne s’agit que de quelques pages ronéotypées, présentant les projets et ambitions de l’association. Le second numéro, un simple recto-verso, n’est là que pour annoncer le succès des souscriptions (300 membres) et le prochain numéro, qui sera un numéro double et devrait faire 45 pages. Au final, bien qu’il ne contienne que 34 pages, c’est ce n°3-4 qui marque réellement le début de la revue. Des articles de fond sont publiés, ainsi que des bibliographies détaillées, tout en laissant une place considérable à « la vie du club ». Giff-Wiff devient le premier fanzine d’étude francophone consacré à la bande dessinée.

Le club change de nom en 1964 lors d’une scission entre Anciens (passionnés seulement par les bandes dessinées de leur jeunesse) et Modernes (tournés également vers les bandes dessinées contemporaines). A la tête des Modernes, Claude Moliterni part de l’association pour créer la sienne (la Socerlid) et, avec Pierre Couperie, une nouvelle revue (Phénix). Le C.B.D. se renomme alors C.E.L.E.G. (Centre d’études des littératures d’expression graphique).

A partir du n°20 (mai 1966), l’éditeur Jean-Jacques Pauvert prend en charge la publication, permettant une impression offset et une plus large diffusion. Malgré cela, le C.E.L.E.G. se dissout en 1967, arrêtant la parution de Giff-Wiff à son numéro 23.

Pour l’anecdote, le n°24-25 a été imprimé mais n’est jamais sorti. Dix ans plus tard, Philippe Mellot désirait le publier en supplément de l’Œil à Roulettes mais l’imprimeur avait pilonné le stock, ne laissant intact qu’un unique exemplaire qui revint à Francis Lacassin.

Voir tous les Giff-Wiff

M. Pillu/JP. Gabilliet

Type d'œuvre
Presse
Source
la bibliothèque de la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
Cote
AA-4377
Exemplaires
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